L’éco du mois : assurance chômage, FDJ, ce qu’il ne fallait pas rater en novembre

Bienvenue dans le nouveau rendez-vous éco’ du mois qui met en lumière les 5 actualités économiques phares du mois dernier. On commence avec novembre. 

  • Réforme de l’assurance chômage. Le 30 novembre, des associations de chômeurs (MNCP, AC, Apeis, DAL) ont manifesté à Paris pour protester contre la réforme de l’assurance chômage, entrée en vigueur le 1er novembre. 

Cette loi, qui a comme objectifs la flexibilité au travail, la réduction du taux de chômage et la lutte contre les contrats courts, ne fait pas l’unanimité auprès des chômeurs. Pierre-Edouard Magnan, président du MNCP, considère que « plus d’un million de chômeurs vont se voir exclus de l’assurance chômage ou voir leurs droits fortement diminuer ». 

Les nouvelles mesures rendent en effet plus difficile l’ouverture des droits à l’Assurance chômage. Alors qu’auparavant, il suffisait d’avoir travaillé 4 mois sur les 28 derniers mois pour toucher une allocation, désormais, il faudra avoir travaillé 6 mois sur une période plus courte de 24 mois. 

Le rechargement des droits en cours de route est également durci. Jusqu’ici, un chômeur qui arrivait en fin de droit voyait son indemnisation prolongée dès lors qu’il retravaillait un mois. Avec la réforme, un chômeur devra travailler 6 mois pour recharger ses droits. Les jeunes sont les plus impactés par ce durcissement puisque ce sont eux qui accumulent généralement les contrats courts. 

Cette réforme souhaite aussi ouvrir d’autres possibilités pour les travailleurs comme l’ouverture d’accès à l’assurance chômage des salariés ayant démissionnés. 

Dans un contexte social en France tendu à quelques jours des manifestations du 5 décembre, une mobilisation de la CGT chômeurs est prévue le 7 décembre pour protester contre cette réforme.  

  • Privatisation de la Française des Jeux.L’Etat a décidé de privatiser la Française des Jeux à partir du 7 novembre. Du 7 au 19 novembre, les investisseurs professionnels et particuliers ont pu réserver une ou plusieurs des 191 millions d’actions de la Française des Jeux. En privatisant cette entreprise, l’Etat espère relancer l’actionnariat populaire. 

A l’issue de la phase de réservation, le prix de l’action a été fixé à 19,90€ par Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances au vue de l’immense souscription des particuliers. Dès son entrée en Bourse, le 21 novembre, le prix de l’action a augmenté de 15%, atteignant alors les 23€. Bruno Le Maire affirme le même jour que 40,5% de petits épargnants possèderont 21% du capital de la Française des Jeux.

Cette opération devrait rapporter à l’Etat 2 milliards d’euros qui serviront à financer des projets de recherches sur la technologie. 

  • Fusion PSA/FCA.PSA (Peugeot Citroën Automobiles) et FCA (Fiat Chrysler Automobiles) ont annoncé la fusion à 50/50 de leurs activités le 30 octobre. Cette action fera de ce groupe le 4èmeacteur mondial en nombre de véhicule vendu par an après Volkswagen, Toyota et Renault-Nissan. PSA étant particulièrement actif en Europe, FCA espère pouvoir se développer davantage sur ce continent. PSA espère pouvoir gagner du terrain sur le continent américain grâce à la forte influence du groupe FCA aux Etats-Unis. Cette fusion permettrait d’avoir plus de gains, d’économies et d’aide dans la négociation des tarifs avec les fournisseurs.  
  • Lancement de Disney+. Le studio de production The Walt Disney Company a lancé le 12 novembre sa plateforme de vidéo à la demande par abonnement (SVOD), Disney +. Les premiers pays concernés par cette annonce sont les Etats-Unis, le Canada et les Pays-Bas. La France devra attendre jusqu’au mois de mars 2020 pour pouvoir souscrire à l’offre Disney +. La plateforme propose plus de 500 films, séries et documentaires comme Le Roi Lion, Bambi ou Stars Wars. L’abonnement est fixé à 6,99 dollars.  
  • Rachat Tiffany par LVMH. C’est la plus importante acquisition du groupe LVMH. Le géant du luxe français LVMH, dirigé par Bernard Arnault, rachète le joaillier américain Tiffany pour 14,7 milliards d’euros le 25 novembre. La principale raison ayant motivé cette acquisition est le renforcement d’LVMH aux Etats-Unis. Selon le communiqué, le rachat de Tiffany viendrait« renforcer la position de LVMH dans la haute joaillerie et accroître davantage sa présence aux Etats-Unis.». Les négociations entre les deux groupes se déroulaient depuis octobre.

Ecrit par Sarah Hamny.

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