Affaire Georges Floyd : on fait le point

Bonjour à tous. Cette semaine, je reviens avec un article qui approfondit l’actualité de la mort de Georges Floyd, un Afro-américain de 46 ans mort d’asphyxie le 25 mai dans le Minnesota aux Etats-Unis. Dans cet article, il est question d’aborder le contexte historique et politique spécifique des Etats-Unis qui permet de comprendre beaucoup mieux cette actualité. Surtout, on va aussi parler de la France, qui n’est pas étrangère aux violences policières racistes. 

Les faits

Lundi 25 mai, Georges Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, a été tué à l’issu d’un contrôle de police violent à Minneapolis, dans l’Etat du Minnesota aux Etat-Unis. La scène a été filmée par une passante ainsi que par des caméras de surveillance. On voit un policier blanc, Derek Chauvin, qui maintient son genou sur le cou de Georges Floyd. On l’entend répéter : «Je ne peux pas respirer, je vais mourir». Il a été transporté en ambulance jusqu’à l’hôpital, où il a été déclaré mort. Dans la nuit du 2 juin, deux autopsies (une officielle et une autre mandatée par la famille de la victime) ont conclu que la mort de Georges Floyd a été provoquée par une asphyxie. Le médecin légiste officiel du comté de Hennepin a ajouté qu’il y a « d’autres paramètres importants » comme « l’hypertension artérielle, l’intoxication au fentanyl et l’usage récent d’amphétamines.» Toujours selon le médecin légiste, « l’effet combiné de l’arrestation et de l’immobilisation de M. Floyd par la police, ses antécédents médicaux et la présence potentielle de substances psychoactives dans son corps ont probablement contribué à sa mort ». 

Le décès de Georges Floyd a provoqué l’indignation et la colère du monde entier. Des rassemblements ont eu lieu aux Etats-Unis mais aussi au Royaume-Uni, Canada et France pour dénoncer les violences policières racistes contre la population Noire. Aux Etats-Unis, plusieurs rassemblements ont dégénérés. Des pillages, violences et incendies ont été observés à Manhattan, Washington ou à Minneapolis. Le frère de la victime, Terrance Floyd a condamné le 1er juin l’usage de la violence. « Faites-ça pacifiquement ! La violence ne fera jamais revenir mon frère ! » hurlait-il au cours d’un rassemblement. 

Le policier Derek Chauvin a été poursuivi pour homicide volontaire le 3 juin et les trois autres policiers présents sur la scène sont poursuivis pour complicité. 

La gestion de ces violences par le président américain Donald Trump a vivement été critiquée. Il a menacé de mobiliser la Garde Nationale « pour dominer les rues ». Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle de 2020, a accusé Donald Trump d’avoir « transformé les USA en champ de bataille » lors d’un déplacement à Philadelphie (Pennsylvanie). 

Des éléments de contexte

Toute l’histoire des Etats-Unis a laissé des plaies qui se ravivent à chaque épisode de violence ou de discrimination contre la population Afro-américaine. Le meurtre de Georges Floyd n’est pas un cas isolé. Cette affaire en rappelle bien d’autres dans le pays comme celle de Ahmaud Arbery, un joggueur noir tué par deux hommes blancs en février 2020. Pour bien comprendre  pourquoi la mort de Georges Floyd a suscité tant de colère aux Etats-Unis, il est nécessaire de revenir sur l’histoire du pays. La population Noire aux Etats-Unis a pratiquement constamment été discriminée. Après l’indépendance des USA, la population Noire était soumise à l’esclavage. Cette pratique a été en 1865. Cela n’a pas empêché la promulgation de lois autorisant la séparation de la population Noire et Blanche dès 1866 (les « Jims Crow Laws ») ni la création du Ku-Klux-Klan, société secrète terrorisant les Noirs. Ce n’est qu’en 1965 que les Etats-Unis mettent fin à la ségrégation. Encore aujourd’hui, la population Noire américaine subit des actes discriminatoires et racistes comme la mort de Georges Floyd.

Et en France ?

La vague de colère provoquée par la mort de Georges Floyd aux USA a gagné la France le 2 juin. Plus de 20 000 personnes ont manifesté devant le Tribunal de Paris contre les violences policières, manifestation pourtant interdite par les autorités en plein état d’urgence sanitaire. Ce rassemblement a été à l’initiative de la famille d’Adama Traoré, jeune homme noir de 24 ans décédé en juillet 2016 après une interpellation violente. Bien que la mobilisation était pacifiste, des incidents ont eu lieu en fin de soirée. Sur twitter, Christophe Castaner a condamné une violence qui « na pas sa place en démocratie ». D’autres manifestations sans débordements ont eu lieu à Lille, Marseille ou encore Lyon.  

Le racisme dans les rangs de la police existe en France. Dans un Podcast Arte Radio publié le 4 juin, Alex, un policier Noir, témoigne et raconte comment il a appris l’existence d’un groupe privé Watsapp regroupant ses collègues. Il y découvre des propos racistes que ses co-équipiers tenaient à son encontre et contre la population Noire. Je vous conseille de l’écouter. 

J’espère que cet article a été instructif et qu’il vous a donné les clés nécessaires pour mieux comprendre cette actualité. 

Écrit par @hamnysarah.

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